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Les oxydes d'azote

oxyde azotePour la surveillance des oxydes d’azotes, Scal’Air dispose de 2 types d’appareils (API T200 distribué par Envicontrol et AC 32M d’Environnement SA). Ils permettent la mesure des oxydes d’azote (NOx, NO et NO2) par chimiluminescence.
Le principe est de mesurer, grâce à un capteur «photo-sensible», l’énergie lumineuse (hv) générée suite à une réaction d’oxydation mise en jeu lorsqu’il y a contact entre du monoxyde d’azote (NO) et de l’ozone (O3) selon la formule NO + O3 -> NO2 + O2 + hv.
Le NO2 est quantifié par différence entre la quantité de NOx et de NO (NOx - NO = NO2)

Cet appareil respecte la Méthode de mesure normalisée AFNOR NF X43-018 - ISO 7996 et est homologué par l’US EPA.

Spécifications constructeur

  • Changement de gamme automatique
  • Minimum détectable :0.4 ppb
  • Dérive de zéro : inf. à 0,5 ppb / 24 h
  • Dérive d'étalonnage : inf. à 0,5 % / 24 h
  • Linéarité : ±1% pleine échelle

Le dioxyde de soufre

Pour le dioxyde de soufre, nous disposons de 2 appareils différents (API 100E distribué par Envicontrol et AF 22M d’Environnement SA) qui fonctionnent de la même façon.
Ils permettent la mesure du dioxyde de soufre (SO2) par fluorescence UV. Le principe est de mesurer, à l’aide d’un tube photomultiplicateur, le rayonnement émis par les molécules de SO2. En effet, lorsque l’air contenant du SO2 est soumis à un rayonnement UV à une longueur d’onde de 214 nm, alors les molécules de dioxyde de soufre entrent dans un état électronique dit « excité ». Lorsqu’elles reviennent à leur état initial, elles émettent un rayonnement de fluorescence. Pour éviter les interférences avec les poussières, l’échantillon est filtré en entrée d’analyseur.

oxyde azote Cet appareil respecte la Méthode de mesure normalisée AFNOR NF X43-019 - ISO 10498.

Spécifications constructeur

  • Minimum détectable : 1 ppb
  • Dérive de zéro : inf. à 0,5 ppb / 24 h ou inf. à 1 ppb / 7 jours
  • Dérive d’étalonnage : inf. à 0,5 % / 24 h ou inf. à 1 % / 7 jours

L'ozone

L’ozone est mesuré grâce à un analyseur de type O3 42M
(Environnement SA), par photométrie UV.
Le principe consiste à détecter l’absorption UV des molécules d’ozone. La mesure de la concentration d’ozone est effectuée par différence entre l’absorption UV due à l’échantillon d’air analysé et celle due à l’échantillon exempt d’ozone après filtration sur filtre spécifique.

oxyde azoteL’ozone (O3) est mesuré par photométrie UV.L’analyseur O342M (Environnement SA) permet la mesure de l’ozone dans l’air ambiant, pour des faibles teneurs allant de 0.4 ppb à 10 ppm.Le principe consiste à détecter l’absorption UV des molécules d’ozone. La mesure de la concentration d’ozone est effectuée par différence entre l’absorption UV due à l’échantillon gazeux et due à l’échantillon exempt d’ozone après filtration sur filtre spécifique.

Spécifications constructeur

  • Changement de gamme automatique
  • Minimum détectable : 0.4 ppb
  • Dérive de zéro : inf. à 0,5 ppb/24 h
  • Dérive d’étalonnage : inf. à 0,5%/24 h
  • Linéarité : +/- 1 % pleine échelle

Les particules en suspensions

Scal’Air dispose de 4 appareils différents pour la mesure des poussières.


Pour chaque appareil, il est nécessaire d’avoir une tête de prélèvement qui permet de capter uniquement les particules qui ont un diamètre aérodynamique de 10 µm ou moins.


Tout d’abord, Le TEOM et le FDMS de la marque Thermo.
Le principe est d’aspirer l’air à l’aide d’une pompe. Un filtre recueille les particules. L’appareil intègre une microbalance qui permet, par des calculs internes, d’obtenir une concentration en particules dans l’air ambiant.


Les deux autres préleveurs de particules sont le SWAM 5a Dual Channel de la marque FAI Instruments et le MP101 de la marque Environnement SA et sont basés sur le même principe de mesure.
L’air est aspiré grâce à une pompe et les particules vont être déposées sur un fltre (circulaire pour le SWAM et à bande pour le MP101).
Un rayonnement (Bêta) va ensuite être appliqué sur le filtre et permettre de déterminer, grâce à un compteur Geiger, la quantité de rayons absorbée par le filtre et les particules déposées sur le fltre.
On obtient ensuite par des calculs intégrés dans l’appareil une masse de particules. Connaissant le volume filtré on peut ainsi déterminer la concentration en particules.

particulesPour la mesure des concentrations de poussières en suspension, Scal-Air utilise l’analyseur TEOM (Tapered Element Oscillating Microbalance) 1400 AB de marque Thermo Electron Corporation/ R&P. C’est un analyseur massique de poussières en temps réel qui permet la mesure en continu de poussières déposées sur un filtre de collection.La méthode de référence est la pesée des poussières collectées sur un filtre après filtration d’un volume d’air connu. Le cœur du TEOM est une microbalance inertielle, utilisant un élément conique oscillant à sa fréquence naturelle.Cet appareil, homologué par l’US-EPA notamment, est très largement utilisé par les réseaux de surveillance de la qualité de l’air. Dans le cas de Scal-Air, il est associé à une tête de prélèvement PM-10 permettant de capter les poussières de taille inférieure à 10 microns en suspension dans l’air.

Pour l'analyse chimique de ces poussières fines en suspension, divers préleveurs sont utilisés. Ces préleveurs permettent de collecter les particules PM10 sur des filtres, en vue d'analyses physico-chimique en laboratoire, notamment pour la détermination des teneurs en métaux (arsenic, cadmium, plomb, nickel notamment).

Sur les stations fixes de Nouméa, les préleveurs de particules PM10 sont intégrés aux analyseurs TEOM : il s'agit de l’option dite « ACCU », comportant différentes voies de prélèvement. Ce dispositif utilise le débit auxiliaire du TEOM et il peut être programmé selon plusieurs critères (heure, jour, concentration de poussières, paramètres externes type météo, etc..)

Depuis 2012, Scal-Air a fait l'acquisition d'un "Partisol-Plus 2025", préleveur de particules PM10 / PM2.5 de marque Thermo Electron Corporation/ R&P conforme à la norme européenne EN 12341 (1999) relative à la "détermination de la fraction PM10 de matière particulaire en suspension".

Ainsi, contrairement au dispositif "ACCU", qui n'est pas considéré comme méthode de référence pour le prélèvement de particules PM, et qui permet uniquement d'obtenir des résultats indicatifs, le Partisol, permet d'obtenir des données comparables sur le plan international (notamment pour les teneurs en métaux). Le Partisol, protégé des intempéries par son enveloppe protectrice, peut être installé à l'extérieur, à tout endroit disposant d'une alimentation électrique, dans le cadre de campagnes de prélèvements de une à plusieurs semaines.

Poussière sédimentables

Deux dispositifs de collecte des retombées de poussières (plaquettes « diem ») équipent actuellement les stations de Logicoop et Montravel. Les poussières collectées sont pesées avec une fréquence hebdomadaire et le flux de poussière est ainsi estimé.Ce dispositif est conforme à la norme NF X43-007 de décembre 1973. Les poussières sédimentables ne représentent vraisemblablement pas un risque sanitaire majeur par inhalation. Cependant il s'agit d'une nuisance réelle et bien visible en Nouvelle Calédonie. Scal-Air prévoit par conséquent de renforcer la surveillance et l’information sur les retombées de poussière pour répondre aux problématiques locales et évaluer l’impact potentiel de ce polluant. Les prélèvements seront étendus à tout le réseau et des campagnes complémentaires pourront être réalisées".

La station d'acquisition

  • station acquisitionGère l’acquisition des données en provenance des analyseurs
  • Pilote les instruments et s’assure de leur bon fonctionnement
  • Qualifie chaque mesure produite par un code qualité
  • Détecte et consigne l’ensemble des évènements apparus
  • Surveille les niveaux mesurés
  • Signale tout dépassement de seuil

Les données sont stockées et sauvegardées dans une base de données, consultable à l’aide du logiciel XR, produit de la société Iséo.